Ulf Kirsten : " Le Standard de Liège est un club qui résonne en Europe, ils retrouveront leurs succès d’antan."

Le 12 12 2019 à 21h41

En exclusivité pour Leero Sport News, Ulf Kirsten a répondu à nos questions en marge de Standard de Liège - Arsenal #STAARS #COYR

Finaliste de la Ligue des Champions 2002 et meilleur buteur de la Ligue Europa 1995, Ulf Kirsten, véritable légende du club de Leverkusen a répondu à nos questions en marge du match couperet entre le Standard de Liège - Arsenal. 


Bonsoir Ulf, merci pour votre disponibilité. Que représentait la Ligue Europa à votre époque ? 

A notre époque, c’était la Coupe UEFA, les modes de qualification n’étaient pas les mêmes puisque étaient qualifiés en Allemagne les seconds jusqu’au cinquième, je crois. Forcément, le niveau était encore plus relevé qu’aujourd’hui. Il y avait aussi cette excitation de pouvoir rivaliser avec presque n’importe quel club grands ou plus petits dès le début. Aujourd’hui, cela reste un trophée important. 


A mon époque, le niveau de la Ligue Europa était encore plus relevé qu’aujourd’hui 


Vous finissez meilleur buteur de la compétition en 1995 mais vous n’avez jamais remporté cette compétition malgré vos bonnes performances. Comment l’expliquez-vous ? 

Nous avons remporté le DFB Pokal en 1993 (la Coupe d’Allemagne), malheureusement, tu as raison, je n’ai jamais eu l’occasion de remporter ce prestigieux trophée même si nous avons atteint les demi-finales en 1995, mais face à Parme ce fut très compliqué où Faustino Aprilla nous a fait très mal chez eux. Nous étions moins en forme aussi en fin de compétition. Pour remporter cette compétition, il fallait une bonne équipe mais aussi un peu de chance au tirage où les poules n’existaient pas. 


Pour remporter la C3, il fallait une bonne équipe mais aussi un peu de chance au tirage où les poules n’existaient pas. 



Lors de l’édition 1994-1995, vous affrontez le grand PSV de Ronaldo. Quels souvenirs en avez-vous ? 

Je m’en souviens parfaitement en effet, nous avions battu le PSV sur un match fou où Ronaldo et moi mettons un triplé. Le retour était très crispé car au vu du nombre de buts marqué par le PSV chez nous, c’était crispé au retour, crois moi. Quand tu regardes les deux équipes, c’est presque déjà une finale alors que nous sommes en 32eme ! 


Leverkusen face au PSV de Ronaldo en 32eme de finale, c’était presque l’affiche d’une finale


Vous battez aussi le grand FC Nantes l’année où ils enregistre le record (toujours actuel) d’invincibilité. Comment expliquez-vous que les clubs français n’ont jamais remporté cette compétition ? 

Tu sais, remporter cette compétition n’était pas chose simple, tu avais les clubs italiens qui étaient très fournis en qualité et bien sûr pas mal de clubs allemands, comme le Bayern avec de très gros effectifs. Mais le football français n’avait rien à leur envier. Comme je te l’ai dit, tu dois avoir un bon tirage aussi en plus d’une bonne équipe, donc, il n’y a rien à regretter. Remporter une coupe d’Europe n’est pas chose facile crois-moi, je suis bien placé pour le savoir.


Dans les années 90, le football français n’avait rien à envier aux autres championnats 


Vous avez connu Erik Ribbeck qui a remporté la Coupe UEFA en 1988 avec Leverkusen. Que vous a-t-il dit sur cette compétition ? 

Malheureusement, nous n’avons pas eu la réussite escomptée avec Erich à mon époque, donc c’est compliqué pour moi de te répondre. 


Vous avez toujours eu de belles équipes à Leverkusen pendant des années. Comment expliquez-vous cette longévité au plus haut niveau ? 

Il y a de bonnes périodes dans tous les clubs mais à Leverkusen, il y a toujours eu, globalement, de bonnes équipes depuis des années et j’ai tout simplement eu beaucoup de chance d’y avoir participé. C’est un club fantastique. 


J’ai beaucoup de chance d’avoir porté le maillot de Leverkusen 

Nous sommes à Bordeaux où les Girondins ont affronté les Bayern en finale de 1996. Cette année là, ils vous battent deux fois. Quels souvenirs gardez-vous de cette équipe et Klinsmann ? 

Pfiou, le Bayern a toujours été l’équipe numéro une en Allemagne, chaque année elle joue le titre et même si parfois, ils perdent, cela n’arrive pas souvent. Ils arrivent toujours à attirer les meilleurs joueurs et je crois que leur histoire parle pour eux. Face aux Girondins, et bien, c’est tout simplement cette machine qui s’est mise en oeuvre et il n’y a pas grand chose à faire. 


Face aux Girondins, la machine du Bayern s’est tout simplement mise en oeuvre 


Michel Preud’homme tentera de mobiliser ses troupes pour aller chercher la qualification ce jeudi face à Arsenal. Que pensez-vous de ce manager et du club du Standard ? 

Michel est une icône dans le football européen, c’est évident. Quant au Standard, où que tu ailles en Europe, c’est un nom qui résonne pour les amoureux du football. Je note que le football belge est en plein essor et je suis persuadé que les Rouches retrouveront leur force et leurs succès d’antan. C’est un très beau club. 


Le Standard de Liège est un club qui résonne en Europe, ils retrouveront leurs succès d’antan. 


Diego Placente a joué avec vous et ici à Bordeaux. Un petit mot sur lui ? 

Diego était un grand et super joueur. C’est quelqu’un qui avait de grandes qualités humaines et à l’entraînement, il performait. Je garde un très bon souvenir de lui, un mec en or. 


Diego Placente avait de grandes qualités humaines, un super joueur 


Merci Ulf!

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L'auteur

Jean-Aurel Chazeau

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

@J_AurelChz | jeanaurelchazeau.com

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