Wimbledon's lad

Le 14 07 2018 à 06h17

Yannick Maden fait partie de ces espoirs des premiers tours de Wimbledon. Un Allemand qui aime taper les Français...

Passé à la trappe au premier tour de Wimbledon face à John Isner, demi-finaliste, Yannick Maden, originaire de Stuttgart, la terre de Benjamin Pavard, n'en reste pas moins concentré sur sa saison. Au-delà de la 100e place mondiale existe un microcosme de sportifs courageux. Un des nombreux héros anonymes des courts verts de Londres. Entretien.


Salut Yannick, c'est un plaisir de te parler. On a l'impression que tu évolues de plus en plus et que les les résultats suivent. Tu es d'accord avec ça ?

Merci. Ouais, c'est vrai que mes sensations sont bonnes en ce moment et j'arrive à hausser mon niveau de jeu. Il y a des semaines où j'arrive à placer la balle où je veux et d'autres où c'est plus compliqué.


Tu as battu pas mal de Français en 2018. Peux-tu nous parler de Gilles Simon que tu as rencontré à Montpellier ?

Ouais, je l'ai joué deux fois maintenant. La première à Antwerp en 2016 où je n'avais pas été en réussite. A Montpellier, j'ai fait un bon match, mais j'ai été breaké dans le 3eme. Même si je perds, je n'ai tiré que du positif et de l'expérience de ce match sur un court central.


Quand on voit ton parcours, on a l'impression que tu aimes bien venir jouer les tournois français, est-ce vrai ? Que s'est-il passé à Lille ? On pensait que le tournoi était pour toi...

Bien vu ! j'aime bien jouer chez vous, c'est vrai, peut être parce que je parle un peu la langue (rires). Lille c'était une bonne semaine pour moi, j'ai ressenti de bonnes choses mais j'ai perdu contre un bon joueur qui a gagné le tournoi. Pas de regret.


Pour moi, ta meilleure performance était à Budapest où tu as battu des membres du top 80. Qu'en penses-tu ?

Ouais, Buda' j'ai marché sur l'eau. C'était un tournoi relevé où d'ailleurs j'ai retrouvé certain joueurs ici à Londres.


Tu peux nous parler de la formation allemande ?

Je suis pas sûr de bien comprendre parce que le modèle est différent chez nous, je pense. Je suis largement aidé par le Lander (région) et les coachs affiliés à la fédé' allemande dans un club pas loin de chez moi (Stuttgart).


Tu es sorti au premier tour de Wimbledon par John Isner. C'est un rêve, n'est ce pas ?

Ouais, tu n'imagines pas ce qu'on peut ressentir de joueur sur des courts comme ça. J'ai repris une énorme motivation pour me remettre encore plus dur au travail et avoir encore plus d'expériences de ce genre.


C'était ton premier Majeur ?

J'ai déjà joué trois qualifications sans succès auparavant.


T'es-tu fixé des objectifs personnels ?

J'ai joué à Londres avec certaines attentes en effet. Je continue à croire que je peux revenir jouer au top niveau, tout simplement.


Quel est ton geste favori ?

Revers !


Est-ce que tu as un modèle ? Roger ? Benoit Paire ?

(rires) J'adore regarder Federer mais je n'aime pas parler de modèle.


En France, on adore la Coupe Davis, et toi ?

J'ai jamais eu la chance de participer à cette compétition mais je serais ravi de revêtir le maillot allemand un jour. C'est une autre motivation.


Tu viens de Stuttgart, la deuxième terre de Benjamin Pavard, notre défenseur français durant cette coupe du monde. As-tu un mot pour lui ?

Je ne suis pas trop le football mais je souhaite réellement le meilleur pour la finale et pourquoi pas à la France de ramener le trophée.


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L'auteur

Jean-Aurel Chazeau

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

@J_AurelChz | jeanaurelchazeau.com

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