Geysel Ferreira : "Peut être que je serais en D1 féminine la saison prochaine"

Le 07 06 2019 à 19h48

En exclusivité pour Leero Sport News, Geysel Ferreira, offensive de la Seleçao s'est livrée pour la Coupe du monde 2019 en France et nous parle de la D1 féminine, de l'OL et des Girondins.

Geysel Ferreira sélectionnée pour la Coupe du monde 2019 en France avec la Seleçao brésilienne épate par son talent et ses buts. En effet, après un bref séjour dans la capitale espagnole, la Brésilienne s’en est allée vers le club d’Eusebio, le Benfica avec lequel, elle ne cesse de bonifier ses statistiques. Presque 35 buts toutes compétitions confondues, pour Leero Sport News, elle nous a accordé quelque minutes sans oublier de nous parler de ses ambitions. 



Geysel, merci de nous accorder un peu de votre temps. Vous êtes l’une des meilleures offensives du monde. Pouvez-vous nous en dire plus sur l’école de football brésilien ? Qu’est ce qui change avec l’Europe ? 

Au Brésil, le football est perçu dans sa forme la plus pure. Chez nous, tu peux jouer avec n’importe quoi, n’importe où. Tu peux même jouer sans chaussure au milieu des gens, cela ne gêne personne. Chez nous, le football raye aussi les différences sociales. En Europe, il y a un attrait important pour la tactique et aussi, la discipline. 



Nous avons interviewé Kleiton Lima, l’ancien sélectionneur de la Seleçao brésilienne qui nous a affirmé que les bons joueurs ne sont pas seulement dans les clubs mais aussi dans la rue. Qu’en pensez-vous ? 

Le Brésil regorge de talents et la rue est l’essence même du football chez nous. Il y a des recruteurs qui scrutent le moindre talent et les opportunités sont saisies par ces jeunes voulant vivre leur rêve. Nous aurons toujours des pépites car le football est le poumon du Brésil. 



Vous évoluez avec Benfica et avez énormément marqué cette saison. Comment expliquez-vous ce changement avec votre expérience à Madrid ? 

Quand j’étais en Espagne, je n’ai pas réussi à m’adapter aussi vite qu’ici au Portugal. Ce n’était pas le bon moment pour moi tout simplement. Je n’avais jamais joué en dehors du Brésil et cela a joué énormément. Maintenant, j’ai pris de la maturité et j’ai une deuxième chance de montrer ce que je sais faire dans un nouvel environnement. Cela me donne plus de confiance en moi. 



Qu’est ce que représente le club féminin du Benfica au Portugal ? 

Cela représente énormément ! Nous avons beaucoup de fans et ils nous suivent partout ! Ils nous rappellent que l’institution est très importante et le football féminin devient de plus en plus populaire au Portugal. C’est le plus grand club là-bas. 


Vous êtes très suivie en Europe. Que pensez-vous de la D1 féminine française ? 

C’est l’une des meilleures ligues du monde de ce que je vois des matchs. J’adore le beau jeu, j’aime les équipes qui jouent un beau football. L’une des équipes que j’admire le plus est Lyon, elle est connue comme l’équipe la plus forte du monde et les résultats passés sont allés dans ce sens. Le PSG est aussi une superbe équipe. 



Lyon a remporté la dernière Champion’s League. Est-ce un rêve de lever ce trophée un jour ? 

Bien sûr ! Lyon arrive toujours dans le dernier carré, les filles jouent très bien. Remporter ce genre de trophées, c’est un rêve pour toute joueuse. Tu sais, n’importe qui vibre de lever cette coupe prestigieuse. 


Ici à Bordeaux, le club a fini 4eme de D1 féminine. Nous avons des supers joueuses comme Kathellen et Carol du Brésil. Les connaissez-vous ? 

Oui, on se connaît bien. Je connais aussi Bordeaux parce que je suis beaucoup la D1 féminine et pour moi, c’est une bonne équipe. 


La Coupe du monde est en France. Qu’est ce que cela vous fait de jouer cette compétition chez nous ?

Pour moi, c’est un rêve qui devient réalité. Un pays magnifique avec des grandes équipes de club et des supers joueurs. Jouer une coupe du monde est un aboutissement pour n’importe quel athlète. Ca va être extraordinaire et puis on va essayer de tirer notre épingle du jeu.


Avez-vous un mot pour les fans français qui ne vous connaissent pas encore ? 

Je cherche toujours à donner le meilleur de moi-même et je me sens très concernée par la performance que je donne en équipe nationale. J’espère avoir de bons retours sur le performances que je produirais et bien sûr, j’espère amener le Brésil le plus haut possible et peut être que la saison prochaine, je jouerais en D1 Féminine. 

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L'auteur

Jean-Aurel Chazeau

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

@J_AurelChz | jeanaurelchazeau.com

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