Niels Christian Holmstrom : " Votre maladie à Bordeaux, ce sont les Américains"

Le 12 06 2020 à 22h27

Dans une interview riche, l'expérimenté Niels-Christian Holmstrom, passé par les Girondins nous livre son expérience du management sportif et bien sûr son amour pour le club marine et blanc.

Niels-Christian Holmstrøm est une légende du sport danois en général et connu aussi pour avoir fait partie des Girondins de Bordeaux au milieu des années 70. Récemment président à la retraite du FC Copenhague, il nous livre sa vision du football et son impression sur le club au scapulaire depuis les bureaux de son club. 


Bonjour Niels, comment se passe votre arrivée aux Girondins de Bordeaux ?

Il y avait un Danois avant moi à Bordeaux dans les années 68 ou 69 ou non qui s’appelait Bent Jensen. Dans les années 73-74, après ma blessure, je suis revenu sur le terrain et j’ai été appelé en équipe nationale. On a gagné le championnat du Danemark, j’ai fini meilleur buteur. Pas mal de clubs ont commencé à regarder mes performances de plus près. 


En effet, j’ai eu dans mon tiroir un contrat avec la Juventus mais à cette époque il y avait beaucoup de restrictions. Même en France, il y avait des limitations. Tu ne pouvais avoir que 2 étrangers dans ton équipe. A cette époque là, les dirigeants voulaient protéger leur équipe nationale pour avoir les meilleurs joueurs. De temps en temps, il y avait des exceptions. A notre époque, c’était naturellement une régulation qui a limité le nombre de transfert et leur montant. C’était très difficile de trouver un pays où c’était ouvert pour les joueurs. Je jouais ici à Copenhague et j’ai attendu 6 mois, un an pour que l’Italie se débloque et finalement, rien. 


Quand je suis arrivé à Bordeaux, il y avait un Uruguayen, Pierrino Lattuada, nous étions les deux étrangers. Les transferts entre clubs en Europe étaient très limités. La Hollande et la Belgique étaient ouverts sur ce sujet. Mais au Danemark et en Norvège, le football professionnel était interdits. Je suis né trop tôt (rires). 


Quand je suis venu à Bordeaux pour jouer en Europa League il y a deux ans, on a fait un repas avec les anciens de 1975, j’ai été très ému et nous avons évoqué entre nous que le salaire de toute l’équipe d’avant ne pourrait pas payer un mois de salaire d’un seul joueur. J’ai eu une offre de Strasbourg en France et à cette époque là, on ne parlait pas d’argent comme aujourd’hui. J’ai parlé avec quelque amis du club. Je ne sais pas pourquoi, Strasbourg s’est retiré et la même semaine, Bordeaux est arrivé. En décembre, j’ai été invité en Gironde après avoir gagné le championnat au Danemark. On m’a dit si tu viens tout de suite, tu pourras jouer les deux derniers matchs avant la trêve. J’ai répondu que j’avais mon travail de professeur d’éducation physique et que je devais faire passer les examens à mes élèves. 

Je suis arrivé à Bordeaux, j’ai passé des test physiques, j’ai rencontré Monsieur Bez. J’ai toujours aimé ce monsieur très gentil et intelligent. A cette époque, c’était Monsieur Roureau qui était aussi président du syndicat du vin. On a conclu le contrat comme ça. Je suis allé voir un match au stade, j’ai parlé avec l’entraîneur et après, les dirigeants sont venus ici à Copenhague pour discuter, cela a créé une confiance. Mais sache qu’ils ne m’ont jamais vu jouer en vrai et il n’y avait pas toutes ces statistiques. 

Il faut savoir que mon épouse était enceinte de mon deuxième enfant, elle a dû rester au Danemark et ma fille est née un 14 janvier. Après un match contre Lille, je suis revenu au Danemark pour voir ma fille. Mon épouse est arrivée 3 mois après.


Peut-on dire que les Girondins étaient en avance sur leur temps en recrutant à l’étranger ? 

Le foot à ce moment était beaucoup plus simple. Naturellement, aux Girondins, nous avons eu l’académie avec des stagiaires pro etc. J’ai vu le grand football français des années 50 avec Fontaine, Kopa etc…C’était beau quand même ! Le Danemark n’avait pas participé car on n’était pas professionnel. La France était un des premiers pays qui a importé le contrat et après tu es libre si tu veux. Ailleurs, tu étais un peu marié à ton club pour la vie. Je suis allé en Hollande et j’avais négocié de pouvoir partir quand je voulais en prenant un peu moins d’argent sur mon salaire.


Parlez nous de Rocquevielle et du souvenir que vous avez de Bordeaux.

Bordeaux est une ville extraordinaire. On a toujours eu les quais, le centre ville, le vieux Bordeaux mais Rocquevielle était dégueulasse. Quand tu vois ici, le centre d’entrainement de Copenhague, j’avais les mêmes conditions à mon époque qu’aujourd’hui, nous étions très chouchoutés. A Rocquevielle, c’était la bouillasse tout le temps, il ne fallait pas perdre les ballons, tu devais acheter tes chaussures toi-même. Mais c’était une autre époque. 


Vous avez connu l’éclosion de Giresse, n’est-ce pas ?

C’était la grande classe. Il était complet d’un point de vu technique. Il n’était pas grand mais tu ne pouvais pas le bouger. Il est très intelligent. Pour moi, c’est l’un des plus grands joueurs au club. C’est un ami, il est très aimable. Philippe Goubet aussi avec qui j’échange régulièrement. Les deux étaient aussi confrères. A cette époque, le débat en France, c’était d’associer Giresse, Platini et Tigana. Les experts disaient que ce n’était pas possible de faire jouer les trois. C’était un handicap pour Gigi car il a fallu que Michel Hidalgo impose les trois. Si tu es un bon joueur, tu t’adaptes. Regarde Leo Messi ne sait pas défendre mais il s’adapte. Alain pourrait jouer encore aujourd’hui car il était très costaud. 



Comment se forme le FC Copenhague. Quel est ce centre d’entrainement ?

Le KB Hallen où nous nous trouvons est lié au FC Copenhague. Quand le football professionnel s’est implanté au Danemark. On a essayé d’améliorer le club à la fin des années 70. Je n’étais pas là à ce moment précis. La municipalité ne voulait pas que des pros s’entrainent ici alors que ce terrain où nous nous trouvons est la propriété du club. Les dirigeants ont importé la façon de concevoir le sport d’Angleterre. On a fait de l’argent en faisant des festivals et nous avons acheté le terrain en 1906. On louait ensuite le terrain à d’autres clubs ce qui nous a encore plus enrichi. Après avoir gagné encore plus d’argent, nous avons bâti les installations que vous connaissez. La plupart des clubs au Danemark sont liés à la municipalité. Le FC Copenhague a 4500 membres englobant le tennis, le cricket et le football. Mais avec le football professionnel, tu as besoin de plus de capital, on n’arrivait pas à faire cela. On a pensé à faire autre chose. Alors nous avons fait une alliance pas une fusion avec le Kjøbenhavns Boldklub et le Boldklubben 1903 pour donner le FC Copenhague. Nous sommes devenus la meilleure entité de Copenhague. En 1997, nous avons mis le club en bourse, il est devenu une entreprise côté en bourse, tu peux acheter des actions si tu veux. Je crois que Tottenham ont été les premiers à être en bourse mais nous avons fait partie des premiers en Europe, c’est sûr. Avec cet argent, nous avons acheté le stade. Pour nous, le FC Copenhague est l’équipe première mais nous avons les équipes amateurs du Kjøbenhavns Boldklub et du Boldklubben 1903 qui existent encore. 


Quel est votre rôle dans le club et plus largement dans le sport danois ? 

En 1986, à cette époque là, j’étais le manager du club et membre du board. J’ai été appelé par le Ministère des Sports pour promouvoir le sport danois. En 1975, il y avait en France le projet Mazeaud pour transformer le sport français pour les jeux olympiques. Il fallait aussi doter les clubs de centres de formation. Au Danemark, nous avons un peu copié cela en créant « Team Danemark », avec l’argent de l’Etat et des localités, on m’a demandé de gérer cela. J’ai abandonné le football et je me suis investi pendant quatorze années dans la modernisation du sport danois en étant le chef de file des Jeux Olympiques d’hiver et d’été de 1988 à 2000. Il fallait créer de supers environnements et des milieux adéquats pour professionnaliser le sport danois. En 1992, quand le FC Copenhague est créé, j’ai continué à être membre du club tout en faisant mon travail pour le Ministère. Dans les années 90, les résultats du club n’ont pas été formidables. En 1999-2000, on m’a demandé d’être directeur sportif tandis que je préparais les jeux olympiques en 2000. J’ai tout changé après les jeux en prenant pleinement mes fonctions. J’ai d’abord viré l’entraîneur, le staff, la moitié des joueurs. Je suis allé chercher mon ancien ami Roy Hodgson qui entrainait les Grasshoppers. Quand je l’ai au téléphone, je lui dis que j’ai besoin de quelqu’un qui ne discute pas ma politique. Il est venu et on a gagné le championnat en 2001 et après cela, le club est revenu sur le devant de la scène. Nous avons gagné de nombreuses fois le championnats, nous avons atteint l’Europe 13 années. Désormais, je me fais vieux, je suis toujours président mais je vais prendre ma retraite. J’ai été actif pendant 31 ans au sein de ce club. 


Comment voyez-vous l’évolution des Girondins ? 

Je pense que sous la période de Claude Bez, les Girondins sont montés au top du football français. On a eu la bataille entre Bez et Tapie qui était amusante et un peu contre productive car on a créé des crises financières notamment. Tous les deux en ont souffert. Sur un plan européen, Bordeaux a joué un bon football. A mon époque, Monsieur Chaban Delmas venait dans les vestiaires avant et après le match. Maintenant, c’est autre chose. Je pense que la transformation de Rocquevielle jusqu’au Haillan est une évolution considérable. L’académie chez vous est très bonne. Battiston a tout mon respect pour son travail en son sein. Pour moi, c’est un mystère que le centre de formation n’ait pas réussi à former des joueurs suffisant en qualité et en nombre. Car selon moi, ce sont les joueurs du centre qui doivent porter la culture club en eux. 


Pour moi, tu dois avoir des étoiles internationales, des joueurs de qualité et des jeunes du centre avec un entraîneur qui fait la mayonnaise. Quand j’ai visité votre centre il y a dix ans, six millions d’euros ont été investi et peu de joueurs sont sortis et ce n’est pas bon. Pour moi, acheter un joueur, excusez moi mais c’est comme pisser dans un violon car où est son coeur ? Tu dois avoir une académie qui doit être le coeur du club et représenter la culture du club. Pour les supporteurs, c’est aussi important de voir un jeune de Saint Médard, de Pessac, monter en équipe première. Ce n’est pas un mercenaire. On est content de voir un jeune de la région éclore. Ce qui est difficile c’est que les émirs du Golfe et les Chinois ont cassé le football avec leurs investissements financiers. Tu le vois en Angleterre notamment. 


Mais votre maladie à Bordeaux, ce sont les Américains. Ces gens regardent le sport uniquement comme un business et une mane d’argent. Ils oublient que le résultat est toujours incertain. Si tu as l’argent, tu peux t’acheter une équipe et tu oublies les jeunes de ton académie qui t’amènent une vraie identité. Tu peux le voir en Angleterre et en Italie, quand ces investisseurs ont fait ce qu’ils avaient à faire, ils n’en ont plus rien à faire de l’entité et du club. 


Tu vois, j’avais rencontré vos dirigeants via l’Europa League et s’ils sont très sympathiques, ils m’avaient bien spécifié qu’ils feraient ce que bon leur semblerait et que s’il y avait un souci, il y a des tribunaux et avec de bons avocats, tu as plus de chance de gagner. Je sais que les fans sont contre la direction et si tu as besoin d’argent dans le football moderne, tu ne peux pas faire n’importe quoi. J’ai été triste d’apprendre qu’ils ont licencié pas mal de monde comme Alain Deveseleer qui était un mec très attaché au club. J’ai été aussi très triste d’apprendre la nomination de votre directeur sportif qui selon moi ne connaît rien au football français et européen. 


Si je gagnais à l’Euromillions, j’investirais aux Girondins de Bordeaux et j’en referais un club de football authentique avec une base à laquelle les fans pourraient s’identifier. 


Mais pour revenir aux dirigeants américains, je pense que ce sont des gens très compétents dans le monde de la finance, dans le management, dans le marketing mais gérer un club européen ne s’improvise pas, c’est très particulier. Il y a une culture à respecter, des codes à suivre, c’est une pièce d’histoire que tu fais traverser dans le temps, tu es garant d’une institution. Attends, tu as une ville formidable, des fans fidèles, un stade incroyable, une région riche. Si tu arrives à recréer une connexion avec la région, tu ramèneras des fans au stade et tu remettras une belle fan base au club. Mais un club de football européen ne se gère pas comme une boulangerie. 


Je n’ai jamais vu, même en Allemagne, autant de talents pour le football qu’en France et j’inclus bien évidemment les départements d’Outre Mer. Je vais revenir dessus, mais si tu donnes la chance à des jeunes d’accéder à l’équipe première, vu le talent brut qu’il y a, en général, dans le pays, tu n’auras pas beaucoup de difficulté à revenir au top. Regarde en Hollande comment ils font avec peu de moyens, même ici, à Copenhague ! Nous sommes le club de football scandinave le plus important mais dès les U17, on vient nous piller nos jeunes joueurs qui partent vers l’Angleterre ou autre pour des millions d’euros alors qu’ils n’ont jamais joué en professionnel et que parfois, ne joueront jamais en pro non plus. C’est notre problème ici. Nous n’arrivons plus à créer le lien avec l’équipe une puisque les meilleurs jeunes partent. 


L’autre problème est la présence des agents. Tu as beau faire ton travail correctement en proposant des contrats honnêtes aux jeunes joueurs, tu as ce genre de personnage qui arrivent avec soi-disant des offres juteuses de l’étranger pour faire grimper la côte du joueur, qui mettent du poison dans la tête de l’entourage et cela pollue la relation club-joueur. Les joueurs ne pensent plus qu’à l’argent, qu’à la prime à la signature etc…On ne parle plus projet sportif mais durée de contrat. 


Vous avez connu Cornelius. Comment analysez-vous sa carrière ? 

Andreas Cornelius arriva à 11 ans dans notre académie. Il a été propulsé dans notre équipe une très jeune. Ariel Jacobs l’a lancé en pro. Il a marqué beaucoup de buts avec son pied gauche même si sa technique est limitée. Dans les espaces réduits, il a des difficultés mais il garde une certaine habilité à trouver le but. Il a été approché par Cardiff qui nous a offert un montant ridicule au début et il n’était pas prêt pour le football anglais. Puis ils nous ont offert 12 millions d’euros pour un mec de 19 ans et nous n’avons pas pu résister, c’était presque notre budget annuel. 


Après 8 mois et quelque blessures plus tard, nous l’avons racheté 2 millions d’euros. Le propriétaire taiwanais du club avait d’ailleurs eu un mot d’humour à ce propos. Nous l’avons récupéré avec une blessure à la cheville mais il a bossé et a retrouvé son pied gauche et son bon jeu de tête. Il a aussi une bonne première touche de balle. Tu peux bien sûr t’en servir comme point d’appuis. Puis nous l’avons vendu, une nouvelle fois à l’Atalanta en Italie. Je lui ai bien dit d’apprendre l’italien le plus rapidement possible, ce qu’il n’a pas fait. Même chose en France. Tu dois d’adapter à la langue du pays car le coach n’aime pas parler une langue étrangère. Petit à petit, il a été mis de côté. Quand il est arrivé à Bordeaux, je lui ai dit qu’il avait le devoir de marquer plus de buts que moi, ce qui a dû lui passer au dessus de la tête sans jeu de mot. Il a eu quelque blessures ensuite. Mais je ne comprends pas trop comment les joueurs se gèrent aujourd’hui car à mon époque, je peux te dire que c’était très brutal et il n’y avait pas de protection comme aujourd’hui. 

Mais peu importe, il n’a pas dû être sportivement indiscutable au départ et je pense que le fait de ne pas parler la langue l’a forcément mis de côté. En plus, tu es prêté, tu es de passage, tu dois faire encore plus d’efforts. Maintenant, il est à Parme, cela a l’air de mieux se passer. 


Vous avez aussi Robert Skov qui a été approché par Bordeaux. Pourquoi cela ne s’est pas fait ? 

Nous l’avons acheté à un club de la province ici et il avait un sacré pied gauche. Il a pris l’habitude comme Robben de jouer à droite et rentrer à gauche. Il rend nerveux les gardiens à l’entrainement et en match. Il s’est entrainé énormément sur les coups francs et crois moi, je suis placé pour le voir d’ici (il parle de son bureau). 9/10 c’était dedans. Quand il était chez nous, on jouait beaucoup sur les ailes. Robert nous donnait beaucoup de solutions devant car il pouvait centrer en débordant ou alors jouer dans de petits espaces pour s’offrir le but. 


Il avait une clause dans son contrat que nous n’avons pu négocier disant que si quelqu’un arrivait avec 5 millions d’euros, nous serions obligés de négocier. Hoffenheim est arrivé avec 8 millions d’euros et nous n’avons pu résister. Cela nous a beaucoup impacté car il nous a manqué lors des qualifications de la Ligue des Champions. Nous sommes allés aux penalties face à l’Etoile Rouge de Belgrade et nous avons perdu. Et maintenant, il joue arrière latéral (rires)…mais bon, il reste un bon joueur. 

Je peux te dire qu’il aurait été un joueur parfait pour Bordeaux. J’aurais vraiment aimé mais bon. C’est le football. Tu vois, un mec gaucher qui joue à droite et qui aujourd’hui est latéral gauche, tu peux le prendre dans ton équipe sans sourciller. Vous avez eu Gourcuff qui tirait très bien les coups-francs, pour moi, Robert avait aussi ce talent là. Tu ne prends aucun risque à acheter un mec comme lui. Il nous manque aujourd’hui et je pense qu’il vous ferait du bien. On n’est jamais content finalement (rires). 


Que pensez-vous du style de jeu bordelais depuis quelque temps ?

J’ai eu l’occasion de regarder Bordeaux jouer quelque fois. J’avoue que l’équipe aime toucher le ballon et passer le ballon mais tu ne crées rien. Il n’y a pas d’espace, tu ne fais pas de centre correct, les milieux de terrain ne font pas de différence. Quand Andreas était chez vous, les milieux ne servaient pas assez de lui pour créer des espaces sur les ailes.  


Qu’avez-vous envie de dire aux fans qui ne vous ont pas oublié ? 

Tu sais, je n’ai jamais eu la chance de gagner quoi que ce soit avec Bordeaux et pourtant, je suis toujours accueilli comme un légende. C’est un club magnifique qui a tout pour devenir un grand d’Europe. Je vous le souhaite car ce club est extraordinaire ainsi que la vie autour. 


Merci Niels ! 

  • 1191 vues
  • 0 commentaires

L'auteur

Jean-Aurel Chazeau

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

@J_AurelChz | jeanaurelchazeau.com

Voir les articles