Nicolas Fauvergue : " Le LOSC est devenu un club européen et a toutes les infrastructures pour y perdurer"

Le 26 10 2019 à 19h39

En exclusivité pour Leero Sport News, Nicolas Fauvergue évoque le LOSC et plus largement le Nord avec un clin d'oeil pour les Girondins de Bordeaux

Nicolas Fauvergue, vice champion de France en 2005 avec le LOSC, véritable enfant du pays évoque en exclusivité dans le Leero Sport Show sont analyse du club du Nord sans oublier sa relation particulière avec Claude Puel avec quelque clins d’oeil pour les Girondins de Bordeaux. 


Bonjour Nicolas, merci pour votre disponibilité. Peut-on dire que vous êtes le local de l’étape à Lille ? 

Ecoutez, le Nord véhicule des valeurs simples et je garde la joie de vivre, garder de l’humilité, ce sont des valeurs que je continue à prôner. Après d’être l’enfant du pays, ça reste une fierté. Je ne triche pas et c’est peut être ça qui plait. 


Etre l’enfant du pays, ça reste une fierté. Je ne triche pas et c’est peut être ça qui plait. 


Claude Puel vient de signer à Saint Etienne. Vous arrivez grosso modo à la même période n’est-ce pas ? 

Exactement, je suis arrivé quand Puel est arrivé à la tête du groupe pro. Je précise Monsieur Claude Puel. J’ai vu le club évoluer au fil des années. Le club a évolué puisque j’ai commencé au stade Grimonprez-Jooris, le passage de Villeneuve d’Ascq au nouveau stade, c’est clairement devenu un club européen et je suis très heureux qu’ils puissent jouer cette année la Ligue des Champions car il a toutes les infrastructures pour y perdurer. Pour moi, ça a toujours été mon club de coeur. C’est Lille où j’ai décidé de démarrer ma reconversion dans le coaching sportif. Ce sont des valeurs humaines qui perdurent dans le temps. 


Le LOSC a toujours été mon club de coeur


Nicolas, on doit encore vous parlez de votre but contre Rennes qui les empêche de se qualifier pour la Ligue des Champions ? (Question Ulysse )

C’est un but à la dernière minute du dernier match de la saison qui empêche les Rennais d’aller en Ligue des Champions. Ils menaient 1-0, autour de la 92eme, coup franc d’Obraniak qu’il met dans la boîte et ça a empêché les Rennais d’aller en Ligue des Champions. Ca m’a suivi toute ma carrière, il y a toujours des gens qui me posent des questions sur ce but. Finalement, ce but là, ça a marqué les esprits. En jouant le jeu jusqu’au bout, j’allais pas rentrer la tête dans les épaules, c’était pour moi, l’occasion d’envoyer les supporteurs lillois en vacances un peu en avance. (rires)


Le LOSC est devenu un club européen et a toutes les infrastructure pour y perdurer


Vous êtes retourné au Stade Béthunois. Que pensez-vous de l’évolution du monde amateur ? (Question Peyo)

Il évolue pas vraiment très bien. On oublie ce milieu amateur. On lui donne pas vraiment d’importance alors que c’est là qu’on a le plus grand nombre de licenciés. On oublie que les pros viennent du monde amateur car ça touche toutes les tranches d’âge. Il y a de moins en moins de moyens, les bénévoles se battent tous les week-end pour faire tourner les clubs. Pour le coup, ça part vraiment en vrille et il faudrait leur donner un maximum d’importance car c’est le coeur du football français. 


On oublie le monde du football amateur alors que les pros viennent de là


Vous avez côtoyé Paul Baysse qui est black listé à Bordeaux. Quels souvenirs avez-vous de lui ? 

Paul Baysse, je l’ai côtoyé à Sedan pendant 2 mois durant les matchs amicaux. Après, il est parti à la fin du mercato estival. Je me souviens d’un mec avec un fort caractère, il ne mâchait pas ses mots. Moi, c’est ce que je retiens de lui. A l’entrainement, il donnait tout, beaucoup de rigueur sur le marquage et intelligent pour bien cadrer son attaquant. Après, on s’est pas connu longtemps, je ne pourrais donc pas en dire plus. 


Paul Baysse était un joueur de caractère et ne mâchait pas ses mots


On dit que vous avez eu des problèmes avec Claude Puel, qu’en est-il ? (question Tim)

Pour moi, je fais un coucou à Pascal Plancque qui fait partie de de ceux qui m’ont tout appris dans le football moderne. Claude, c’est un mec très rigoureux qui véhicule un message de grinta qu’aucun autre entraîneur a pu me transmettre. Il prône la formation, il donne la chance et ça se perd dans le football moderne. Je rebondis sur le fait que ça s’était mal terminé. Ce n’est pas vrai. A l’époque, j’étais un peu con mais quand on a un monsieur d’une quarantaine d’années avec son expérience, on ferme sa bouche, ce que j’avais du mal à faire. Mais il m’a fait évoluer dans ma vie de footballeur et perso aussi. 


Aucun autre entraîneur ne m'a transmis autant de grinta que Claude Puel


Qu’en est-il de votre métier de coach personnel ? Y-a-t-il des accointances avec le football ? 

Il y en a quelqu’unes en effet et je connais bien le coach de Lucas Digne. Cela pourrait m’intéresser mais j’adore travailler sur des pathologies, de réathlétisation, c’est pour ça que je me suis concentré sur l’individu. Aujourd’hui, je préfère rester avec ma clientèle perso afin que le métier se démocratise un peu plus. On a du retard par rapport aux autres pays. Je préfère ce coaching sportif pur et dur avant de repartir vers d’autres horizons. 


Je suis coach sportif spécialisé sur la réathlétisation


Vous effectuez le même travail que Dagui Bakari, le connaissez vous ? 

Complètement ! On joue encore au foot avec les anciens du LOSC. J’ai eu l’opportunité de jouer avec lui. Nous sommes amis, on échange pas mal sur notre métier en effet. 


Y-a-t-il un projet des anciens, d’équipe « légendaire » au LOSC comme c’est le cas avec Sébastien Frey avec la Fiorentina ? 

Aujourd’hui, on essaie de jouer entre anciens afin de profiter de nos retrouvailles. Après le projet d’anciens de Frey est très intéressant, pourquoi pas dans l’avenir pour le LOSC. Je sais qu’il y pas mal de clubs qui ont leurs réseaux d’anciens avec pourquoi pas mettre un championnat des anciens joueurs de Ligue 1.


Pourquoi pas mettre un championnat des anciens joueurs de Ligue 1.

Que peut-on vous souhaiter ?

Etre heureux et de continuer à vivre ce que je vis au quotidien. La santé, les amis et à part ça, tout va bien, rien d’autre. 


Merci Nicolas 

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L'auteur

Jean-Aurel Chazeau

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

@J_AurelChz | jeanaurelchazeau.com

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