Charley Fomen : "En 2012, je devais signer au FC Girondins de Bordeaux pour remplacer Maxime Poundjé"

Le 08 12 2019 à 20h46

En exclusivité pour Leero Sport News, Charley Fomen revient sur sa carrière et rappelle qu'il est toujours en activité.

Après avoir brillé avec les sélections de jeunes avec le Cameroun, Charley Fomen débarque à l’Olympique de Marseille en pleine période de transition. Faisant partie du groupe champion de France 2010 avec le club phocéen, il a eu aussi des attaches avec la Gironde et Liège. Entretien. 


Bonjour Charley, on vous a un peu perdu de vue ! Comment allez-vous ? 

Je vais bien merci ! Je m’entraîne dur actuellement avec un préparateur physique pour donner le meilleur de moi-même. Je profite aussi de cette période pour transmettre et donner de mon expérience au plus jeune afin de ne pas faire les mêmes erreurs que moi. Actuellement, je suis au Cameroun afin aussi d’épauler ma famille dans le deuil de mon père mais je reste bien évidemment à l’écoute du marché. Des contacts existent avec des clubs pro, notamment en France et en Belgique mais rien de concret. 


André Ayew fait une grande CAN junior 2009 


Vous faites une super CAN junior 2009. Pourriez-vous revenir sur cette compétition ? 

Oui, c’était une belle aventure humaine où nous arrivons en finale face à un Ghana de haut niveau. André Ayew qui fait un grand tournoi faisait partie de la sélection et nous perdons sur un match où nous étions assez émoussés par le tournoi. J’ai aussi un super souvenir de Jonathan Mensah en finale qui a tout verrouillé. 


Gerets me voulait absolument, c’était un paternaliste, j’aurais souhaité le connaître plus longuement. 


Comme évoqué, vous arrivez à Marseille à l’été 2009 avec les Diawara, Lucho et Cissé sous l’ère Gerets…

Oui effectivement, j’arrive sous la direction Pape Diouf et Gerets qui me voulait absolument. C’était quelqu’un de plutôt paternaliste, j’aurais souhaité le connaître plus longtemps. Malheureusement, je ne l’ai vu en vrai qu’une journée, lors de ma visite médicale. Le lendemain, j’apprends que l’aventure est finie pour lui et Didier Deschamps arrive. 


Derrière Didier Deschamps prend les rênes du club. Comment cela se passe avec lui ? 

Et bien, je peux dire qu’avec Didier, même si je n’ai pas réellement eu ma chance, il ne m’avait rien promis du tout non plus. Lors de mon arrivée, je devais être la doublure de Taye Taiwo. J’ai les mêmes qualités de percussion et de grinta que lui mais lorsque Cyril Rool débarque sur la Canebière mi-juillet pour jouer à mon poste, je comprends que cela va être compliqué pour moi. Malgré tout, Didier a toujours su me motiver et dans ce groupe, j’ai quand même eu quelque minutes qui m’ont permis d’obtenir mes premiers trophées mais il est compliqué de juger quelqu’un en vingt minutes face à Lens notamment. 


Quand Cyril Rool débarque mi-juillet, je comprends que cela va être compliqué pour moi 


Stéphane Mbia et Nkoulou, Camerounais comme vous lors de votre période olympienne ont-ils essayé de prêcher votre paroisse ? 

Tu sais, c’est compliqué. Pour eux, cela tournait et l’équilibre de l’équipe était trouvé. Cependant, j’ai apprécié que Julien Rodriguez et Morientes aient tenté de sensibiliser le coach sur mes performances. 


On parle souvent de Marseille quand ça va mal, mais que se passe-t-il quand cela tourne ? 

C’est un vrai bonheur. En plus, je suis un affectif. Si je sens que les gens m’aiment, je vais leur rendre au centuple et tout donner pour eux. Dans la rue, les gens me reconnaissaient et me soutenaient en me disant de croire en mon étoile et que ma chance arriverait. Malgré tout, je suis parti à Dijon. 


J’ai gagné mes premiers trophées avec Marseille et je ne l’oublierai jamais


A Dijon, vous rencontrez un globe-trotteur en la personne de Patrice Carteron. Est-ce que c’est l’une des saisons les plus abouties de votre carrière ? 

Oui, en effet. J’étais en manque de rythme et de compétition à Marseille. Je remercie encore Patrice Carteron d’avoir pris le temps avec son staff de me remettre dans les meilleures conditions. Le résultat ? Une saison pleine et une accession vers la Ligue 1 mais derrière, je signe à Clermont où Der Zakarian souhaitait ardemment que je rejoigne le club. Derrière Régis Brouard arrive avec qui aussi, cela se passe très bien. 


Patrice Carteron a su me remettre dans les meilleures conditions et derrière nous accédons à la Ligue 1

Vous avez une carrière un peu particulière où vous avez joué en Islande avant de revenir au Red Star …

En effet, je suis quelqu’un qui fonctionne à l’affect et les challenges que j’ai eu se sont toujours surtout réalisés grâce aux échanges que j’avais avec les entraîneurs respectifs. J’avoue ne pas avoir forcément eu les bons agents pour concrétiser des challenges sportifs plus prestigieux mais j’ai encore 5-6 ans devant moi et rien n’est impossible. Pour le Red Star, j’ai tout simplement suivi Régis Brouard avec qui j’ai eu une super relation cependant, au niveau contractuel, les dirigeants n’ont pas respecté leur promesse et leurs engagements. Malgré tout cela, je venais assister aux matchs et rencontrais les fans qui regrettaient mon absence de l’équipe. C’est le football. C’est comme ça. 


En 2012, je devais signer à Bordeaux pour remplacer Poundjé 


Je crois que vous avez eu des contacts avec Bordeaux et Liège à un moment, n’est-ce pas ? 

Vous êtes très bien renseigné ! En effet, je devais remplacer votre arrière gauche d’origine camerounaise…Poundjé, je crois, au mercato 2012. Il devait partir dans un club prestigieux et finalement cela ne se fait pas. J’avais eu votre président de l’époque, Jean-Louis Triaud et le coach, Gillot. Deux hommes charmants. Dommage car j’aurais vraiment souhaité découvrir votre club. 

Concernant la Belgique, j’ai effectivement été en contact avec deux clubs belges dont le Standard de Liège mais comme je l’ai dit précédemment, j’ai été mal conseillé et cela ne s’est pas fait. 


Jean-Louis Triaud que j’ai eu au téléphone était un homme charmant


Que peut-on vous souhaiter maintenant ? 

J’ai encore de belles saisons devant moi. Mon téléphone sonne moins qu’avant c’est sûr, mais j’ai encore l’énergie pour quelque belles saisons. Je n’ai jamais triché et toujours eu des résultats où je suis passé. J’espère intégrer un effectif rapidement. 


Merci Charley ! 


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L'auteur

Jean-Aurel Chazeau

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

@J_AurelChz | jeanaurelchazeau.com

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