Arnor Gudjohnsen : "Je ne garde que de grands souvenirs des Girondins de Bordeaux"

Le 11 10 2019 à 09h13

En exclusivité pour Leero Sport News, Arnor Gudjohnsen passé par Anderlecht et les Girondins nous a accordé du temps avant Islande France.

Arnor Gudjohnsen est une légende du football islandais. Passé par Anderlecht où il atteignit la finale de Coupe de l’UEFA en 1984, il fit aussi partie de la légende des Girondins de Bordeaux, prenant part à la mission remontée du club en 1992. En exclusivité pour Leero Sport News et en marge de Islande-France, il a répondu à nos questions lors du Leero Sport Show, chaque lundi 19h30-21h30 sur BordoFm.


Bonsoir Arnor, merci pour votre présence. Comment allez-vous ? 

Merci pour votre invitation, c’est un plaisir. Je profite de ma famille qui prend le relais puisqu’après Eidur qui a fait la carrière qu’on lui connait passant par Chelsea et Barcelone. Je supporte désormais le reste de la lignée avec Sveinn qui joue en Italie à Spezia, Arnor qui s’éclate à Swansea et Andri en qui nous plaçons beaucoup d’espoirs. Je suis un père et un grand père heureux.


Quand on voit le palmarès de Eidur, je crois qu'il n'y a pas grand chose d'autre à ajouter

Vous avez la particularité d’avoir été remplacé par votre propre fils durant un match international. Quel souvenir gardez-vous de ce moment ? 

Je me souviens parfaitement de ce moment. Nous jouons l’Estonie et je me blesse, je ne peux presque plus courir et je vois mon fils sur le bord de la touche. Ce fut un moment d’une intense fierté d’autant que mon fils était beaucoup plus complet que moi bien que nous ayons la même attirance vers le but. C’était un vrai joueur moderne qui savait être décisif au bon moment. Il a contribué à faire grandir la sélection et quand on voit son palmarès, avec la Ligue des Champions qu’il a remporté, les clubs par lesquels il est passé, je crois qu’il n’y a pas grand chose à ajouter pour dire le grand joueur qu’il a été. 


Je ne garde que de grands souvenirs des Girondins de Bordeaux.


Vous avez bien sûr contribué à la remontée de Bordeaux en Ligue 1. Pourriez-vous revenir sur ce moment si particulier pour le club ? 

Vous savez, je ne garde que de grands souvenirs des Girondins de Bordeaux. Quand on arrive sur cette plaine avec ce château majestueux au milieu, c’est un paradis. J’ai eu la chance de côtoyer des champions du monde avec Didier Deschamps avec qui j’ai joué une saison, mais aussi Liza et Dugarry. Mais aussi, j’avais des liens particuliers avec Didier Sénac et j’en profite pour le saluer. C’est vrai que j’avais des offres pour partir à l’étranger mais les dirigeants me voulaient vraiment, et l’envie de bâtir un nouveau projet était tellement forte que je n’ai pas hésité longtemps. Vous savez, c’est une chance de vivre dans cette ville. La nourriture, le climat…j’ai vraiment vécu des moments incroyables dans votre région et je remercie encore les gens qui m’ont accueilli comme l’un des leurs. Je ne l’ai jamais oublié. 


Les Bordelais m'ont accueilli comme l'un des leurs


Avez-vous connu Zinedine Zidane ? 

Zidane est arrivé parce que je partais (rires). Sérieusement, je l’ai côtoyé une fois dans la cuisine du club, un mec super que j’ai recroisé à Madrid parce que mon petit joue au Real chez les jeunes, il a eu un geste élégant en me voyant là-bas car je ne pensais pas qu’il se souvenait de moi. Un mec en or. J’espère qu’Andri jouera sous les ordres de Zizou. 


Vous êtes aussi passé par la Belgique. J’ai l’impression que cela a été mi-figue, mi-raisin pour vous là-bas, non ? 

J’arrive à Lokeren à 17 ans, et les centres de formation n’existaient pas. J’ai été lancé dans le grand bain et je me suis battu sur tous les ballons. Ca a marché puisque Anderlecht s’est intéressé de plus prêt à mes performances. 


1987 avec Anderlecht est la plus belle saison de ma carrière


Comment se passe votre passage à Anderlecht ? 

Au début, cela fut compliqué car je me blesse régulièrement et je n’arrive pas à enchaîner les bonnes performances. Et puis, il y a ce souvenir affreux de la finale 1984 de Coupe de l’UEFA que nous perdons aux penalty face à Tottenham où je rate le dernier tir au but. Mais la saison d’après, j’ai de meilleures sensations, et j’arrive à être le meilleur buteur en 1987 avec la plus belle saison de ma carrière où nous remportons le titre. 


Est-ce qu’à l’époque le Classique c’était Anderlecht - Standard ? 

Non, c’était plutôt Bruges - Anderlecht. Liège était un grand club mais à l’époque un cran en dessous de ces deux clubs. 


Jouer l'Islande à domicile n'est pas chose simple


Ce vendredi, c’est Islande - France, comment voyez-vous ce match ? 

Je pense que l’équipe d’Islande est extrêmement fière de pouvoir affronter les Champions du monde en titre. Jouer chez nous n’est pas chose simple et si les Français ne marquent pas rapidement, cela va être compliqué car nous n’avons rien à perdre et nous avons envie de faire un grand match. Un match nul est pour moi probable. 


Merci Arnor ! 

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L'auteur

Jean-Aurel Chazeau

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

@J_AurelChz | jeanaurelchazeau.com

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