Un Danois au Zenith

Le 25 10 2018 à 05h58

Michael Lumb, ancien joueur du Zenith nous en dit plus sur ce club particulier avant le match face aux Girondins.

Michael Lumb, international danois, arrière gauche polyvalent revient sur son passage au Zenith Saint Petersbourg avant le déplacement des Girondins en Russie.


Bonjour Michael, c'est un grand plaisir de t'avoir avec nous. Savez-vous qu'à Bordeaux les Danois se font de plus en plus populaires ?

(rires) C'est une bonne chose pour notre football et évidemment pour notre pays de voir les joueurs bien s'exporter comme cela


"Bordeaux est un club prestigieux. Mets moi en contact avec eux et je viens demain ! "


Parle nous de toi, j'ai lu que tu étais très demandé avant de signer au Zenith Saint Petersbourg ...

J'ai commencé à jouer en pro vers 18 ans à Arhus et c'est vrai que ça s'est bien passé. Très vite, j'ai commencé à avoir des offres de l'Ajax, de West Ham et pas mal d'autres clubs en Allemagne comme Hambourg. Il y avait beaucoup d'intérêt pour moi à cette époque et puis jouer pour la sélection nationale m'a aussi permis de me mettre en valeur. Et puis Spaletti me suivait déjà lorsqu'il était à la tête de l'AS Rome. Quand il a été embauché par le Zenith, j'ai eu l'opportunité d'aller là-bas, et je me suis dit que ça me ferait grandir. Le Zenith est un club qui avait beaucoup d'argent à cette époque là, Gazprom n'avait pas de limite. Mais pour moi ce fut dur avec l'arrivée de Domenico Criscito, international avec la squadra azurra, il y avait beaucoup d'autres excellents joueurs.



Finalement, c'est ton premier grand club, n'est ce pas ?

Tu ne peux pas imaginer ce que c'est avant de l'avoir vécu. Gazprom a mis beaucoup d'argent pour faire venir des joueurs. A mon époque, ils pouvaient faire venir n'importe qui. Des top players sont venus et Andrey Arshavin par exemple, est une icône là-bas. Le Zenith régnait sur la ligue russe et ce club avait de la résonance partout où nous allions même à Moscou. L'ambiance là-bas, c'est complètement fou, tu sais.


Un mot sur Luciano Spaletti que tu as eu au Zenit ?

C'est un coach très intelligent, c'est le plus technique que j'ai rencontré dans ma carrière. Il était très tactique à l'entraînement, chaque détail était mis en lumière pour gagner et tous les résultats qu'il a eu ne sont pas le fruit du hasard. C'est un coach qui mérite les meilleurs clubs



Tu mesures moins d'1.80m ce qui est rare pour un défenseur central, même si tu es polyvalent...

Quand tu joues dans une ligue où ça joue beaucoup en contre ou d'une cage à l'autre, ce n'est pas un problème. L'anticipation et la lecture sont mes forces. Je vois les choses avant qu'elles n'arrivent, donc c'est ok pour moi parce que je joue avec mes atouts et ça fonctionne.


"L'ambiance là-bas, c'est complètement fou"


Les coachs doivent être heureux d'avoir un joueur polyvalent comme toi car tu peux jouer arrière gauche, défenseur central et même parfois ailier ? (rires)

Ouais ma position préférée est de jouer sur le côté gauche et de monter renforcer les offensives. En phase offensive, j'adore apporter ma touche technique et ma vitesse.


Peux-tu nous parler de ton jeu ?

Normalement, je cours beaucoup avec des sprints incessants. Je peux mettre énormément d'intensité sur mes montées et tenter de faire faire la différence à mes partenaires. Parfois, je peux presque courir 10 kilomètres par match ce qui n'est pas négligeable pour un arrière gauche.


"Je ne sais toujours pas comment ils font mais il peuvent rester torse nu à chanter tout le match alors qu'il fait un froid de canard."


Ici à Bordeaux, nous avons Lukas Lerager and Andres Cornelius. Tu les connais ?

Cornelius a marqué beaucoup de buts au Danemark, et même à l'Atalanta. C'est un mec très fort et qui va vite aussi. Il est appelé avec le Danemark, c'est un super joueur et il n'y a aucun doute là-dessus. Lerager a fait vraiment du bon boulot à Viborg au Danemark et il mérite sa place dans le onze du Danemark.



Penses-tu que ça va être dur pour Bordeaux aujourd'hui contre le Zenith ?

C'est toujours difficile de venir en Russie. Regarde en Champion's League, le Real et Schalke ont perdu en venant là-bas. L'ambiance est complètement différente et le rythme change. Le style de jeu aussi peut perturber les équipes traditionnelles européennes.


Un mot sur l'ambiance russe ?

La culture football et vraiment différente là-bas que du Danemark par exemple où je suis. Les jours de match, tu as beaucoup d'émulations autour et surtout, certains viennent pour se battre, ils boivent beaucoup. Une bière chez nous, c'est de la vodka là-bas (rires). Je ne sais toujours pas comment ils font mais il peuvent rester torse nu à chanter tout le match alors qu'il fait un froid de canard.


Tu n'as jamais remporté de trophée durant ta carrière. As-tu un rêve, un challenge ?

Mon rêve est de partir à l'étranger pour un dernier challenge. Pas seulement partir pour partir mais vraiment partir dans un super club dans un pays sympa avec des objectifs intéressants. C'est compliqué de trouver tous les paramètres.


Nous surfons sur une vague Danoise en ce moment alors pourquoi pas Bordeaux ? (rires)

(rires) Mets moi en contact avec le directeur sportif et je viens demain. Tu sais ici, on connaît votre club parce qu'il joue souvent la Coupe d'Europe même si on évoque évidemment beaucoup plus Monaco et Paris ces derniers temps, le PSG a des moyens stratosphériques mais cela n'enlève rien au prestige de votre club


Merci Michael


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L'auteur

Jean-Aurel Chazeau

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

@J_AurelChz | jeanaurelchazeau.com

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